Balade avec les Jardiniers de Maubeuge et de la Vallée de la Sambre
Chronique pour « La Sambre » du 20 mars 2026 N° 820

Si ce n’est déjà fait, le moment est venu de sortir le sécateur pour nous occuper de nos rosiers. Assurons-nous avant tout qu’il s’agit de variétés remontantes, c’est-à-dire qui fleurissent aux environs de juin et qui refleurissent en été. S’ils ne fleurissent qu’en juin-juillet, ils ne sont pas remontants. N’y touchons pas car nous supprimerions la floraison de cette année ; attendons le mois d’août pour intervenir. Si nous ne savons pas, laissons passer un été et observons la floraison.

Dans le cas le plus courant, c’est-à-dire celui des buissons remontants, il existe plusieurs méthodes. La façon la plus simple, prônée par des jardiniers célèbres, consiste à rabattre la totalité de l’arbuste d’un tiers, sans se préoccuper de quoi que ce soit. On ne se casse pas la tête. Personnellement, nous n’avons jamais essayé cette méthode trop radicale à notre goût.

La plupart des jardiniers se montrent plus méticuleux. Ils commencent par supprimer le bois mort en coupant chaque tige concernée le plus près possible du sol. Puis ils éliminent les branches qui se croisent : elles risquent de provoquer des chancres. Ils ne conservent que trois à six branches, les plus jeunes et les plus vigoureuses, en privilégiant celles qui se dirigent vers l’extérieur. Enfin, ils les raccourcissent, en biais, à un centimètre au-dessus d’un « œil » orienté vers l’extérieur. Si le plant est vigoureux ou âgé, laisser une belle longueur ; s’il est faible ou jeune, raccourcir davantage.
Pourquoi est-il recommandé de tailler les rosiers ? Abandonnés à eux-mêmes, ils fleuriraient moins, leur base se dégarnirait et ils se développeraient dans tous les sens. La taille va leur donner une forme, stimuler leur croissance, orienter leur développement, les rendre plus vigoureux et plus florifères.

Il existe d’autres rosiers que les buissons. Si les vôtres sont grimpants, laissez tranquilles les branches principales, dites charpentières, et coupez un à deux tiers des pousses latérales. Pour ceux dits « couvre-sol », coupez les branches âgées qui laisseront place à de nouvelles plus souples et supprimez les branches latérales ayant fleuri.
Pour éviter de transmettre des maladies à vos rosiers, il faut utiliser un sécateur à coupe franche et bien le désinfecter, avant de passer d’un rosier à un autre. Après l’intervention, en profiter pour incorporer au pied, du compost ou un engrais.

Quand on débute, on craint de ne pas bien faire. Si un jardinier expérimenté n’est pas disponible pour vous conseiller, vous commettrez sans doute des erreurs. Ce n’est pas grave : dame nature compensera. Au printemps et en été, vous prendrez le temps d’observer le comportement du rosier et vous en tirerez de précieuses indications pour adapter vos futures tailles.
Association Les Jardiniers de Maubeuge et de la vallée de la Sambre
Site internet : lesjardiniersdemaubeuge.fr
