Balade avec les Jardiniers de Maubeuge et de la Vallée de la Sambre
Chronique pour « La Sambre » du 6 mars 2026 N° 818

Peut-être avez-vous mis à profit la période du repos végétatif qui a commencé approximativement le 25 novembre, pour planter un arbre. Bravo pour cette excellente initiative qui enrichit nos paysages et contribue à limiter la dégradation du climat. Il faut à présent donner le maximum de chances de survie à ce nouveau venu.

Dans l’immédiat, le danger le plus important qui le guette est la soif. Il faut absolument lui permettre de se désaltérer, ce qui n’est pas facile pour lui car ses radicelles ont souffert lors du déménagement. Même s’il pleut, il faut arroser l’arbre. Une petite cuvette autour de son pied est un dispositif simple qui permet d’éviter le ruissellement et donc le gaspillage.
Commençons de généreux arrosages dès maintenant, un plein seau à chaque fois, à un rythme au moins hebdomadaire, et poursuivons-les jusqu’à la fin de l’été. S’il survient un épisode de canicule, la dose devra être augmentée. Et si nous nous absentons, trouvons un voisin aimable qui bichonnera notre protégé.
Si, malgré nos soins attentifs, l’arbre semble pâtir d’un soleil trop direct, on peut entourer le tronc d’une toile de jute que l’on humidifie de temps en temps.

Pour éviter le dessèchement, certains recommandent de pailler le pied de l’arbre. On vend dans les jardineries des cercles à poser sur le sol ; ils évitent la prolifération d’herbes indésirables et contribuent à la conservation de l’humidité. Problème, ceux que j’ai disposés dans mon jardin autour des arbres nouvellement transplantés ont tous été déchiquetés par les oiseaux qui se servent des lambeaux pour confectionner leurs nids. Il n’en est quasiment rien resté.
Il est moins coûteux d’épandre un paillis fait maison avec des déchets végétaux broyés. Attention cependant aux paillis trop feuillus qui chauffent en se décomposant : les arbres transplantés n’apprécient pas cet excès de chaleur. Si vous vous trouviez dans ce cas, mieux vaudrait carrément retirer le paillis.
Lors de la plantation, nous avons donné à manger au jeune arbre, sous la forme de compost, de terreau, d’algues calcaires. Il n’est donc pas judicieux de lui apporter de l’engrais. Laissons-le tranquille durant cette année d’acclimatation.

Notre nouvel arbre porte peut-être une identification. Si l’étiquette est accrochée au moyen d’un fil de fer, il faut le retirer ou, au minimum, le desserrer tout de suite. La croissance du tronc est souvent plus rapide qu’on ne l’imagine. Combien voyons-nous d’arbres étranglés à cause de ce type d’étiquetage. Il en résulte une inutile fragilité au point d’étranglement.
Avec ces quelques conseils, si vous avez choisi des sujets jeunes et de variétés locales, tout devrait bien se passer. Bonne chance !
Association Les Jardiniers de Maubeuge et de la vallée de la Sambre
Site internet : lesjardiniersdemaubeuge.fr
