Balade avec les Jardiniers de Maubeuge et de la Vallée de la Sambre
Chronique pour « La Sambre » du 7 août 2026 N° 837
Le mois d’août est la saison des prunes. Il en existe de nombreuses sortes : petites ou grosses, sphériques ou allongées, vertes, jaunes, rouges, violettes, presque noires. Certaines ont une chair molle, d’autres plutôt ferme. Le noyau est souvent libre mais parfois il colle à la chair. Quelles qu’elles soient, nous les apprécions pour leur goût sucré et leur parfum agréable.
Les prunes se consomment fraîches, mais aussi en tartes, en clafoutis, en confiture ou encore séchées. On les conserve dans des bocaux ou au congélateur, la plupart du temps coupées en deux et dénoyautées. Elles entrent aussi dans la préparation d’eaux-de-vie, comme on le fait traditionnellement en Lorraine et en Alsace ou bien dans les Balkans avec la fameuse slivovitsa. Riches en fibres, en antioxydants et en minéraux, les prunes sont réputées faciliter la digestion.
Cela fait longtemps que les humains apprécient les prunes. On a retrouvé des noyaux dans des vestiges d’habitation datant de l’âge de pierre. Au Moyen-Age, partis avec l’intention de « délivrer » le tombeau du Christ, des croisés échouèrent dans leur entreprise mais revinrent avec des pruniers de la variété de Damas. D’où l’expression toujours en vigueur : se lancer dans des activités difficiles « pour des prunes ».
Deux variétés de prunes portent des noms en rapport avec l’histoire de Fance. La reine-claude fait référence à l’épouse de François 1er, la reine Claude. La prune Monsieur rappelle le frère de Louis XIV, Gaston d’Orléans qu’on appelait couramment Monsieur.
On dénombre de nos jours plus de 400 variétés de prunes. Lesquelles préférez-vous ? Les mirabelles, qu’elles soient de Metz ou de Nancy, poussent très bien chez nous. Sucrées, parfumées, elles sont délicieuses. Parmi les reines-claudes, moelleuses et elles aussi très savoureuses, notre préférence va bien sûr à la variété « reine-claude de Bavay ». Dans ma famille, on cultivait la variété Victoria, de grosses prunes dont la peau variait entre le jaune, l’orangé et le rouge. Et bien sûr la Noberte, une grosse bille violet foncé au goût presque amer, qu’on réservait à la confiture. La récolte s’effectuait en secouant l’arbre.
Le prunier est facile à cultiver et se plaît partout. On le plante de la fin novembre à la fin mars pour des récoltes allant de la fin juillet à la mi-septembre. La floraison, très jolie, blanche avec un peu de rose, survient avant l’arrivée des feuilles.
On voit parfois, dans les vieux vergers, des pruniers d’âge avancé. J’en connais un qui, après une longue vie au cours de laquelle il a produit tant et tant de fruits, a vu son tronc casser sous l’effet d’une rafale de vent. Surprise, il est reparti de la souche et donne à présent des prunes en quantité
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Association Les Jardiniers de Maubeuge et de la vallée de la Sambre
Site internet : lesjardiniersdemaubeuge.fr
