Balade avec les Jardiniers de Maubeuge et de la Vallée de la Sambre
Chronique pour « La Sambre » du 11 septembre 2026 N° 839

Nous avons subi cet été un temps exceptionnel. Les périodes de canicules se sont enchaînées et une sécheresse exceptionnelle a sévi durant plusieurs mois. Cependant, le printemps avait été humide. Ces épisodes ont fortement influencé la vie au jardin et ont entraîné des conséquences sur les récoltes.

Les salades figurent parmi les végétaux qui ont le plus souffert. La plupart ont quasiment cuit sous le soleil brûlant. Si elles parvenaient à survivre, elles montaient. Toutes les variétés de salades étaient concernées. D’autres légumes riches en eau, tels que les navets, ont quasiment disparu, eux aussi. Il nous reste les semis tardifs qui donneront des navets d’hiver.
Les tomates n’ont pas non plus apprécié cet excès de chaleur. Beaucoup de fleurs ont séché avant de pouvoir être butinées par les abeilles. Lorsqu’elles se sont développées, les tomates ont été attaquées par différentes maladies, elles ont éclaté, leur peau s’est nécrosée. Sans doute avez-vous remarqué, au supermarché, l’envolée de leurs prix.

Les récoltes de pommes de terre sont variables, souvent de petit calibre. Adieu, cet hiver, aux frites de belle longueur. Les citrouilles et potirons ont eux aussi manqué d’eau.
Au verger, les pommiers ont eu soif, les fruits n’ont pas atteint leur qualité habituelle. Le néflier est un arbre d’une robustesse à toute épreuve. Surprise cette année, pour la première fois une partie de ses fruits se sont desséchés sur l’arbre. Même les ronces ont été concernées, avec des mûres racornies.

C’est bien connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Les plantations de melons en pleine terre ont donné d’excellents résultats. Un membre de notre association de jardiniers a même réussi à faire pousser une pastèque, il paraît qu’elle était agréablement sucrée.

Les autres légumes du soleil ont bien poussé, en particulier les courgettes et les poivrons. Les végétaux moins gourmands en eau se sont correctement comportés. On peut, par exemple, s’attendre à de belles récoltes de betteraves rouges et de choux.
Les canicules ont commencé fin mai. Les légumes qui avaient réalisé la plus grande partie de leur cycle végétatif auparavant ont bien prospéré, en particulier les petits pois et les choux-fleurs. Cela a aussi été le cas pour les fraises de printemps.
Cet inventaire nous rappelle que la nature règne en maître et que les effets du dérèglement climatique sont sous nos yeux. Qu’en sera-t-il l’an prochain ?
Association Les Jardiniers de Maubeuge et de la vallée de la Sambre
Site internet : lesjardiniersdemaubeuge.fr
