Balade avec les Jardiniers de Maubeuge et de la Vallée de la Sambre
Chronique pour « La Sambre » du 26 juin 2026 N° 832
Quand nous avons trop chaud, les végétaux souffrent, eux aussi. Ils nous le disent à leur façon, il suffit de les observer. L’eau étant pour eux un constituant essentiel, un stress hydrique violent et prolongé peut s’avérer redoutable. La sécheresse est aggravée par le fait que nous avons connu un printemps trop sec.

Notre attention doit en priorité se porter sur les arbres et arbustes récemment plantés. Ils n’ont pas eu le temps de développer des racines plongeant dans le sol et leurs radicelles peuvent avoir été endommagées par la transplantation, surtout ceux plantés à racines nues. Mal équipés pour résister au manque d’eau, ils courent un risque quasi certain de ne pas survivre. Il faut d’urgence les abreuver, en abondance, avec plusieurs arrosoirs à la fois.

D’autres plantes souffrent et risquent de mourir, en particulier les annuelles si décoratives dans nos balconnières. Certaines variétés supportent mieux la chaleur et la sécheresse que d’autres, il faudra l’an prochain penser à en tenir compte dans nos choix. Dans l’immédiat, il va falloir se concentrer sur des arrosages réguliers.
D’autres végétaux vont voir leur feuillage tomber ou se recroqueviller, c’est une méthode pour limiter les surfaces soumises à l’évapotranspiration. Rien de dramatique. Les feuilles peuvent souffrir de coups de soleil : elles vont noircir et tomber mais la nature pourvoira à leur remplacement.
Vous avez sans doute déjà vu de jeunes arbres dont le tronc est emballé dans une bande de jute : alors qu’ils étaient jusque-là protégés par leurs voisins dans la pépinière où ils sont nés, on leur a offert cette protection pour les aider à supporter l’agression des rayons du soleil sur leur tronc.
Au potager et au jardin d’ornement, l’idéal est d’arroser chaque soir. En arrosant le matin, une partie de l’eau s’évaporerait et les plantes n’en profiteraient pas. Le jardinier a intérêt à biner fréquemment. L’opération consiste à casser la croûte de terre formée par la sécheresse, afin que le sol ainsi ameubli absorbe l’eau de pluie ou d’arrosage. Un vieux dicton affirme qu’un binage vaut deux arrosages.

Deux techniques sont couramment utilisées en été pour aider les végétaux à survivre, sans astreinte excessive pour le jardinier. Le goutte-à-goutte permet de distribuer l’eau d’arrosage à leur pied, juste à l’endroit où elles en ont tant besoin, et de programmer les interventions en fonction du temps qu’il fait.

Et surtout, le paillage apporte une climatisation naturelle. Il consiste à entourer les plantes d’une bonne couche de débris végétaux, en particulier du bois raméal fragmenté, qui va retenir l’humidité et lutter contre la chaleur. Gratuitement si le bois provient de notre jardin !

Association Les Jardiniers de Maubeuge et de la vallée de la Sambre
Site internet : lesjardiniersdemaubeuge.fr
